Revenir à la page d'accueil

Quand gronde l'Orage
par
Bernard Offenstein

Quand gronde l'orage et flashent les éclairs, les bêtes tremblent,
les vaches, les chiens, les chats, et toute la matière animée
émotive.
Et quand s'ajoute à la capacité d'émotion la conscience d'être, alors s'ajoute au tremblement une ébauche de solution ou son essai : la matière animée se tourne vers l'objet de la terreur, et commence à supplier, comme si elle était capable de faire fléchir son déterminisme.
La matière devient religieuse avant d'en être consciente.
Mais en se trompant de destinataire, elle ouvre la voie vers un
plus, et c'est le principal.
Derrière le nuage noir s'ouvre l'infini, la religion n'en était que
le biberon.

Bernard Offenstein