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Crépuscule
par
Trinity

Lorsque s'accentue le crépuscule de notre vie
Que les jours florissants sont amoindris
On regarde cette terre que l'on a tellement aimée
Les paysages qui nous ont patiemment portés
Et ceux que l'on aime, ceux que l'on chéri
Comme il est difficile de ressentir, de penser
Que l'on aura un temps à les quitter...

Même si sont longues les nuits et les jours moindres
Les élans et les faires tranquillement défaillants
Même si l'angoisse parfois se mêle à nos instants
Alors que s'avance les pas d'un inconnu tout-puissant
Un souffle hors temps, enveloppant

Tendre, serein profondément
 Nous murmure encore une fois

Que rien de ce qui est vrai et aimé
Rien de ce qui est soi
Ne disparaît jamais...

Trinity

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Aurore
par
Le Faiseur


Voici que l'homme endormi, par la terre englouti,
se défait peu à peu de vieux os blanchis
et s'apprête à sortir d'une très longue nuit.


Dans le souffle tendre, serein et murmurant
quelque chose se dresse, se secoue, un peu tremblant.


Au lointain on croit entendre, est-ce un rêve?
quelques trompettes d'un temps ancien
tandis qu'en l'être monte comme une sève,
un séculaire pouvoir de matins magiciens.


Et la Huppe messagère qui déjà à Salomon parlait,
d'Orient en Occident vole de nouveau
et oint de ses ailes et de son lait,
celui aux pieds de qui repose l'écheveau.


Mais déjà il est temps et tout s'embrase, et d'or et de soie
sur l'immense horizon d'un infini regard étoilé;
C'est l'Aurore,

quand l' Astre glorieux étreint le Soi.

Le Faiseur