Spiritualité

Sommaire

- Accueil
- Soumettre votre texte
- Nous écrire
- Forum
- Liens et partenaires


Je ne sais comment exprimer ce qui suit...
par
Violaine

Je ne sais comment exprimer ce qui suit. Les mots ont parfois un sens si limité. Je me rappelle le dimanche matin, le lendemain du jour où j’écrivis cette lettre. Je me rappelle cet intense besoin de prière, je me rappelle cette souffrance soudaine, que peut à peine évoquer le langage courant. Je me rappelle ce square, face à l’église de la place de Bitche, dans lequel j’avais trouvé refuge. Je me rappelle ce vagabond à l’entrée du square, un homme à la longue barbe blanche, une lueur dans les yeux qui, en guise d’accueil et avec la plus grande discrétion, a simplement prononcé ces mots : « vous avez l’air tellement triste, jeune fille, mais vous êtes si belle ».
Je me suis assise sur un banc, face à l’église, et là cher Monsieur, vraiment je ne sais comment l’exprimer. Ce fut terrifiant. Je me sentis à ce moment-là soudainement envahie par l’Amour, un amour qui se passe des mots, un amour total, un amour pur, un amour qui résonnait en moi avec la délicatesse du cristal dont on extrait le son, avec la délicatesse du cristal qu’on fait hurler.
Tout comme lors de cette expérience mystique par laquelle tout a commencé je me sentis envahie par l’Amour, l’Amour Divin, avec la même intensité, comme touchée par la grâce, mais j’étais seule, et ressentais autour de moi le monde matériel de façon tangible. C’est alors que l’analogie m’apparut de façon très claire, évidente. Je n’y avais jamais pensé.
Je ne sais comment exprimer cette souffrance soudaine, cette souffrance indicible, ce décalage si intense entre la grâce divine que je ressentais, face à l’église grand ouverte, devant le Christ en croix qui me faisait face, et l’aspect tangible du monde des humains, l’écran des apparences, comme les multiples facettes d’une réalité unique qui se cache derrière les écrans sans cesse renouvelés de ce monde dans lequel nous évoluons.
C’est là que le symbole de la croix m’apparut de façon évidente : le Christ en croix, l’Amour Divin crucifié par le monde des apparences. Le Christ… ce personnage dont j’ignorais totalement l’enseignement, faute d’éducation religieuse, dont je n’avais jamais compris l’utilité et qui m’avait toujours semblé superflu et comme surajouté à la notion de Dieu par les fondateurs de la religion chrétienne.
Aux innocents les mains pleines. Certes, mais à quel prix ! Les apparences sont terribles, les apparences sont sans concession face à la pureté du cristal qui ne peut se transmettre que sur un mode désincarné. L’Amour Est pourtant, l’Amour existe dans ce monde tangible dans lequel nous évoluons, mais l’Amour pur, absolu et sans limites, ne peut que se heurter aux barrières des apparences, de l’incompréhension, du jeu des relations humaines, politiques et sociales qui le flouent, le traînent dans la boue et lui autorisent dans le meilleur des cas, pour seule expression, de revêtir la forme limitée de deux signatures au bas d’un contrat de mariage.
Comment expliquer la façon dont je ressentis soudainement de manière si violente et sans pouvoir me l’expliquer la pureté de cristal de l’Amour Divin crucifié par le monde des apparences ? J’avais une fois de plus le sentiment d’avoir touché à l’essentiel, d’avoir approché un glorieux mystère, à mes propres dépends, au prix d’une souffrance indicible.
J’avais sur moi la lettre manuscrite écrite la veille pour Camille. Envahie par cette infinie souffrance, devant le Christ en croix qui me faisait face, je la complétai de la façon suivante :

Ceci est une deuxième lettre, un deuxième mot rajouté au premier, après avoir rouvert l’enveloppe.
C’est une épreuve terrible que m’impose aujourd’hui le destin. Serait-ce là le sens de notre destin ? Que sommes-nous sur cette terre de granit ? De frêles et éphémères créatures ballottées au gré des vents cosmiques ? ou des êtres dont le destin est scellé pour voir triompher l’amour…
Le triomphe du bien et du beau a un prix : celui de l’infinie souffrance, du détachement de soi pour se fondre en l’autre. Cette souffrance qui consiste en un détachement total des attaches les plus simples de ce monde pour voir en l’autre le reflet puissant de l’Eternité.
Mon cœur y résistera-t-il ? Je veux simplement dire physiquement. Je pense que oui, mais je vous avoue que chaque jour qui naît, depuis vendredi, je me pose la question.
Vous aviez raison lorsque vous évoquiez la souffrance. C’est inimaginable. C’est le prix à payer pour le triomphe de l’Amour.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Coups de coeur

- Le plus grand miracle _du monde
- l'Harmonie des deux _ _mondes
- Au-delà des mots
- Le grand mystère
- Autoroutes et délestages
- L'amour et l'univers
- Contre l'immigration?
- L'esprit et la matière
- Aux pauvres types

Monde d'en bas

- Pauvres matérialistes !
- Honte aux médias !
- Les grands scandales
- On nous cache tout

- Hontes humaines
- Misères des profanes
- Mots de haine
- Hypocrisies du monde
- Démographie
- Putain de guerres !
- Le Futur catastrophe


Monde d'en haut

- Belles pages
- Lettres d'amour
- Epitaphes étonnantes
- Philosophie pour tous
- Religion et illusions
- Esotérisme
- Méditation
- Spiritualité
- Renouer avec le sacré
- L'Ultime Réalité...

Monde entre-deux

- Trouver un emploi
- Avoir tout gratuit
- Abolir le travail
- Idées lucratives
- Comment faire fortune
- Esprit libre
- Esprit rebelle
- Coups de gueule !!!!
- Enigmes du monde
- Le Futur fantastique
- Utopies de déjantés
- OVNI , êtes-vous là ?
- Science et illusions

- Inclassables / inclassés


Visiteurs