Hontes humaines

Sommaire

- Accueil
- Soumettre votre texte
- Nous écrire
- Forum
- Liens et partenaires


Les abattoirs industriels
par
Raphaël Zacharie de Izarra

Imaginez une usine où des humains anonymes aux corps calibrés seraient égorgés puis démembrés méthodiquement par une machine implacable réglée pour tourner à plein régime... Impeccablement alignés, les corps dépecés en diverses parties sortiraient dans des barquettes sous cellophane à destination de la grande distribution. C'est le sort de millions d'animaux de boucherie. Vous me direz, les animaux de boucherie ne sont pas des humains et la comparaison est par conséquent exagérée, déplacée, saugrenue. On ne peut donc pas comparer humains et animaux de boucherie, penserez-vous.

Justement si. Et moi je compare.

A la place des animaux d'élevage, je mets délibérément des humains dans mon exemple, et ce pour mieux faire ressortir l'ignominie d'une chose que l'habitude nous a rendu banale. L'horreur des abattoirs, pourtant bien réelle, ne nous apparaît pas spontanément. Depuis toujours nous avons vu nos parents, grands-parents, maîtres d'école, voisins, amis se régaler des produits carnés issus des abattoirs. Enfants, on nous déposait même avec amour des tranches de jambon sur notre pain...

Tant et si bien que par la magie du couvert, dans les esprits affectueusement conditionnés ou simplement sous les palais sensibles aux causes gastronomiques, la tranche de jambon a toujours été -ou est devenue au fil des habitudes- un objet intrinsèque séparé de la sinistre réalité à laquelle il est tragiquement rattaché. Comme si cette chose rose et parfumée qui a toujours la même forme poussait sur des arbres en toute innocence...

Du cadavre rendu joli grâce à un emballage soigné, des tranches de mort préparées avec professionnalisme par des bouchers fiers de leur travail, de leur corporation, des pièces de honte que certifient des logos officiels garantissant leur qualité, des morceaux d'authentiques agonies, des côtelettes de souffrances, de la chair engraissée à la rentabilité, des êtres doués de sensibilité que l'on a traité de la naissance à la mort comme de la marchandise, des animaux transformés en produits standard, voilà ce que nous mangeons !

La viande, c'est ça.

Il y a en outre un mythe très vulgaire tournant autour des mets carnés justifiant les appétits "ogresques" des plus primaires d'entre nous : la viande rendrait fort, beau, intelligent.

La bêtise et l'insensibilité de ces mangeurs de viande convaincus sont telles qu'ils méritent toute notre pitié.

Raphaël Zacharie de Izarra





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Coups de coeur

- Le plus grand miracle _du monde
- l'Harmonie des deux _ _mondes
- Au-delà des mots
- Le grand mystère
- Autoroutes et délestages
- L'amour et l'univers
- Contre l'immigration?
- L'esprit et la matière
- Aux pauvres types

Monde d'en bas

- Pauvres matérialistes !
- Honte aux médias !
- Les grands scandales
- On nous cache tout

- Hontes humaines
- Misères des profanes
- Mots de haine
- Hypocrisies du monde
- Démographie
- Putain de guerres !
- Le Futur catastrophe


Monde d'en haut

- Belles pages
- Lettres d'amour
- Epitaphes étonnantes
- Philosophie pour tous
- Religion et illusions
- Esotérisme
- Méditation
- Spiritualité
- Renouer avec le sacré
- L'Ultime Réalité...

Monde entre-deux

- Trouver un emploi
- Avoir tout gratuit
- Abolir le travail
- Idées lucratives
- Comment faire fortune
- Esprit libre
- Esprit rebelle
- Coups de gueule !!!!
- Enigmes du monde
- Le Futur fantastique
- Utopies de déjantés
- OVNI , êtes-vous là ?
- Science et illusions

- Inclassables / inclassés


Visiteurs