Ma maison, ma terre, est à moi
par
Auguste Tranchant
Surprenant, extraordinairement surprenant, la France pas assez généreuse ! J'ai toujours appris que lorsque l'on donne un sou, un tout petit sou, on fait un geste de générosité, même s’il est tout petit.
Cela me fait penser au mendiant qui vous tend la main, et prenant la piécette, vous insulte car trop petite la piécette.
L'Africain a le droit à l'économie, qui la lui refuse ? L'Africain possède son sol, son territoire, qui l'empêche de tirer de son territoire sa subsistance au lieu de se massacrer continuellement ? Qui l'empêche de se développer ? Chacun dans sa maison ! Si la maison est occupée, on en chasse l'occupant, non ? Qui vient habiter dans la maison de l'Africain ? Et quand l'Africain habite chez lui, qui l'empêche de jouir de sa maison ? Si l'Africain ne veut pas arranger sa maison lui-même, normal qu'il soit le serviteur de celui qui vient se servir chez lui ! Si l'Africain ne peut pas arranger sa maison lui-même, il est bien sûr à la merci de son bienfaiteur ! Assez de mauvaise conscience ! Les Africains ont accès au droit pour eux, tout le monde le sait, qu'ils cessent de vouloir en tapageant, avec les bras croisés, à la fois le beurre du crémier, et l'entreprise du crémier qui l'a brassé pour eux.
Auguste Tranchant