Lettre à mon psychiatre
par
Bernard Offenstein
Dans la schizophrénie, les idées délirantes sont définies par les psychiatres comme des :" croyances fausses fixes qui sont idiosyncrasiques à la culture, et impossible à réfuter de façon rationnelle"(22).
Des croyances impossibles à réfuter, comment peut-on les dire fausses ?
L’idée délirante est impossible à prouver comme étant croyance fausse.
Définir « une idée délirante » comme fausse est donc anti-scientifique.
L’idée délirante ne peut pas être appréhendée par la science,
Elle est jugée et gérée par la spiritualité.
Elle n’est pas fausse, elle est inadaptée simplement à la vie pratique basique des chiffons et des casseroles, pas à la vie de l’être, celle qui nous sort de la chiennerie qui fait les fondements de la science ? de Freud.
Bien sûr, certains, confortés par les psychiatres, ne s’extrairont jamais de la chiennerie, même si la chiennerie est intellectuelle.
Expliquer cela par la science est une stupidité aussi énorme que de prouver une vérité scientifique par la foi et la religion, c’est une confusion totale de mélange des genres entre science et spiritualité.
(22). PEARLSON G.D.: Neurobiology of schizophrenia. Ann Neurol 48: 556-566, 2000.
Vous vous croyez dans le camp de la vérité, vous êtes un schizophrène.
En conclusion, vous me faites penser à une poule qui ne comprend pas ce que fait le paysan, ne parlons même pas de ce que fait Dieu. Elle a la tête dans son maïs et dans le croupion du coq, et le croupion et le maïs occupent toute sa tête.
Bernard Offenstein